LES VERSANTS DE THAU — BALADES ARTISTIQUES EN MÉDITERRANÉE (BAM)

Culturel

Visites de villes et villages

Artisanat et Savoir Faire

Routier

GIGEAN

24km

4h

Moyen

Moyen

Quatorze communes de l’Hérault se sont réunies autour d’une commande publique d’envergure dessinant un parcours artistique à l’échelle du territoire. Soutenu par la Direction régionale des affaires culturelles d’Occitanie, le projet BAM, conçu pour célébrer les vingt ans de Sète Agglopôle Méditerranée, déploie des œuvres dans l’espace public selon quatre itinéraires organisés au sein de l’Archipel de Thau.
Archipel de Thau

À Poussan, sur les versants de Thau, André Cervera présente Que la fête commence, un ensemble de sept sculptures disséminées dans la vieille ville. À Montbazin, Pedro Marzorati propose une installation poétique, « O’assis », qui invite à la contemplation du temps qui passe. Les artistes André Cervera et Robert Combas y ont créé des œuvres inspirées par l’histoire et les traditions locales.

Vigilance incendies

Les bonnes raisons de choisir cet itinéraire

L’art contemporain au cœur du patrimoine rural – Un parcours accessible à tous et gratuit – Une invitation à redécouvrir l’arrière-pays du bassin de Thau autrement

Nos conseils

– En autonomie via l’application BAM, ou en visite guidée à confirmer auprès de l’Office de Tourisme
– Demi-journée à journée entière selon le mode de déplacement
– Vélo, voiture, mobilités douces — balisage spécifique sur le parcours
– Parking disponible dans chaque commune du parcours
– Toute l’année — œuvres permanentes en plein air
– Parcours praticable par tous temps — certaines œuvres en espace ouvert exposées au soleil, prévoir protection en été
– Chaussures de marche selon les tronçons empruntés

Les étapes du circuit

  • 1 De Jean Denant — « Pergolarama » à Pedro Marzorati — « O’assis »
    Première étape du parcours Les Versants de Thau, Gigean est une commune des versants dominant le bassin de Thau, adossée au massif de la Gardiole. Jean Denant vit et travaille à Sète. Il met en place des situations, ouvre des failles aux frontières de la peinture, de l’architecture, du design et de la sculpture. Il signe ici une œuvre sculptée à Gigean, alliant art et nature.Sur la Gardiole, une ombrière en acier corten — matériau qui se patine naturellement au fil du temps pour prendre une teinte rouille caractéristique — est découpée selon le cadastre du lieu. Se dressant comme un belvédère ouvert sur le paysage, cette création respectueuse du site offre un dialogue subtil entre l’architecture et la nature environnante. L’œuvre, d’une envergure maximale de 752 x 697 cm pour une hauteur de 250 cm, devient un filtre entre le regard du promeneur et le panorama sur l’étang de Thau — une invitation à contempler autrement ce territoire.
  • 2 De Pedro Marzorati — « O’assis » à André Cervera — « Que la fête commence »
    Le parcours se poursuit à Montbazin, village de caractère aux confins de la garrigue et du vignoble, ponctué d’un patrimoine architectural remarquable — son château et sa chapelle Saint-Pierre constituent des repères visuels et historiques forts. Pedro Marzorati est un artiste argentin pluridisciplinaire qui, selon le sujet choisi, s’exprime avec différentes techniques : land art, photographie, sculpture, dessin, installation. Depuis plusieurs années, il réalise des installations poétiques de land art, évoquant dans ses œuvres la relation de l’homme avec son environnement.À Montbazin, son œuvre « O’assis » se compose de plusieurs modules en bois Mélèze et Inox, agissant à la fois comme éléments de mobilier urbain et comme œuvre d’art intégrée dans le paysage. Librement inspirés des arcades du château de Montbazin et de la chapelle Saint-Pierre, ces modules encouragent à la fois la contemplation et l’interaction sociale, en créant des espaces propices à la détente et à l’échange. Leur disposition autour du jardin méditerranéen maximise l’expérience des visiteurs tout en préservant l’harmonie globale du site. « O’assis » — contraction poétique de « oasis » et « assis » — est une invitation à s’arrêter, à souffler, à regarder.
  • 3 De André Cervera — « Que la fête commence » à Robert Combas — « L’homme à la tête de branches »
    L’itinéraire monte ensuite vers Poussan, village perché sur les versants dominant l’étang de Thau. Ses ruelles en pierre, ses placettes ombragées et ses maisons médiévales constituent le cadre naturel dans lequel André Cervera a imaginé son œuvre. Profondément ancré dans la culture de Sète et de sa région, l’artiste parcourt le monde, se confronte aux différentes cultures et multiplie les rencontres — il tire de ces expériences les grands caractères de son œuvre.À Poussan, il dévoile un parcours de sept sculptures en acier découpé, disséminées dans la vieille ville. Chaque pièce, ancrée dans l’histoire locale, célèbre des traditions ancestrales — du Carnaval de Poussan à l’évolution de la commune à travers le temps. Sculptures et mises en scène en relief, constituées de divers éléments en acier découpé, les œuvres s’intègrent avec subtilité dans le tissu urbain ancien, invitant le promeneur à lever les yeux, tourner au coin d’une rue, s’arrêter sur une placette. Un dialogue vivant entre art contemporain et mémoire collective.
  • 4 Robert Combas — « L’homme à la tête de branches »
    Dernière étape du parcours, Villeveyrac est un village viticole niché au cœur de la garrigue héraultaise, aux portes de l’abbaye cistercienne de Valmagne — joyau médiéval du XIIe siècle classé Monument Historique. Chef de file du mouvement de la Figuration Libre, Robert Combas est considéré comme l’un des artistes les plus marquants de sa génération. Très attaché à la culture de Sète et de sa région, il n’hésite jamais à s’en inspirer dans son œuvre picturale.Pour Villeveyrac, il choisit de créer une sculpture entièrement en bronze, intitulée « L’homme à la tête de branches », installée sur l’une des places de la commune. Avec cette œuvre, l’artiste se confronte à l’un des thèmes classiques de la sculpture — la figure humaine — qu’il détourne tout en réconciliant les oppositions traditionnelles entre nature et culture. La tête végétale de ce personnage mystérieux interroge notre rapport au vivant et à notre environnement naturel, dans un village où la vigne et la garrigue façonnent l’identité du territoire depuis des siècles.

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Le circuit en pratique

J’y vais !

Comment
venir ?

  • ABBAYE DE SAINT-FÉLIX DE MONTCEAU
    Chemin de l’abbaye
    34770 GIGEAN

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